lignes directrices pour sanctionner les actes de violence ou l’incitation à la violence en ligne conformément aux normes internationales ; et mettre en place une voie d’accès pour les femmes victimes de tout type de violence. Dans le même temps, elle a réitéré ce qui avait été ordonné dans le jugement T-280 de 2022 : que le Congrès se conforme aux recommandations internationales sur la prévention, la protection, la réparation, l’interdiction et la criminalisation de la violence sexiste numérique. Enfin, la Cour a ordonné plusieurs mesures transformatrices pour éradiquer la violence sexiste en ligne. À cet égard, la Cour a exhorté tous les partis et mouvements politiques à adopter dans leurs codes d’éthique des lignes directrices pour sanctionner les actes de violence ou l’incitation à la violence en ligne conformément aux normes internationales ; et mettre en place une voie d’accès pour les femmes victimes de tout type de violence. En même temps, elle a réitéré ce qui avait été ordonné dans le jugement T-280 de 2022 : que le Congrès se conforme aux recommandations internationales sur la prévention, la protection, la réparation, l’interdiction et la criminalisation de la violence sexiste numérique. En outre, la Cour a ordonné au Ministère de la Justice et au Ministère des Technologies de l’Information et de la Communication d’adopter un projet de loi pour réglementer la violence numérique conformément aux normes internationales en matière de droits humains. La Cour a demandé au Bureau du procureur général, au Bureau du médiateur, au Ministère de la justice, au Ministère des technologies de l’information et de la communication et au Conseil électoral national d’inclure sur leurs pages Web des informations sur la violence numérique à l’égard des femmes et, en même temps, de prévoir des mécanismes de protection pour signaler tout type de violence à l’égard des femmes. Enfin, elle a ordonné au Conseil électoral national d’adopter les mesures nécessaires afin d’établir un plan de sensibilisation et de formation pour les membres et les affiliés des partis et mouvements politiques sur la perspective de genre et la violence en ligne à l’égard des femmes ; et de soumettre un projet de loi pour l’adoption d’un mécanisme de canalisation des plaintes relatives à la violence en ligne, et à établir une procédure réglementaire et interne pour le traitement spécifique de ces plaintes. Sens de la décision Résultat mitigé La Cour constitutionnelle colombienne s’est penchée sur un aspect central concernant la liberté d’expression, précisément la violence numérique à l’égard des femmes journalistes. L’analyse judiciaire comprend deux éléments centraux. La Cour a estimé que les requérantes n’avaient pas suffisamment prouvé qu’elles avaient informé le Conseil national électoral, les partis politiques et les mouvements politiques des incidents présumés de violence numérique qu’elles avaient subis. Cependant, cet aspect de la décision pourrait être disproportionné par rapport au droit à la liberté d’expression des requérantes, car il n’existait pas de mécanisme de plainte en Colombie pour ce type de discrimination sur les réseaux sociaux tels que Twitter. Néanmoins, la Cour a établi un précédent historique dans le domaine de la violence numérique, compte tenu du modèle et du contexte évidents de violence en ligne contre les femmes journalistes. Il convient de noter que la Cour a ordonné à diverses institutions et autorités colombiennes de prévenir la violence en ligne à l’égard des femmes journalistes, d’enquêter sur ces violences et de les sanctionner. La mise en œuvre de toutes

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