0 ®, Global Freedom
of Expression
COLUMBIA
étapes
sont
les
communication
interceptées)
suivantes
associées
: a) interception
(c’est-à-dire
; b) application
des
de sélecteurs
et rétention
données
de
spécifiques
initiale
trafic
aux
des
qui
UNIVERSITY
communications
se rapportent
communications
et des
données
de
et aux
données
de
aux
retenues
communications
communication associées; c) examen par des analystes des communications sélectionnées et des données de
communication
associées
; et
d) rétention
subséquente
des
notamment partage de ces données avec des tiers.» [para. 325].
données
et utilisation
du
« produit
final »,
Si la Grande Chambre a admis que « l’interception en masse revêt pour les États contractants une importance
vitale pour détecter les menaces
contre leur sécurité nationale », elle a néanmoins
identifié trois sujets de
préoccupation en rapport avec la mise en œuvre de l’article 8(4) de la RIPA : premièrement, l’absence
d'autorisation et de contrôle indépendants du processus, en particulier « le fait que les sélecteurs liés à un
individu n'étaient pas soumis à une autorisation interne» ; deuxièmement, l’absence d’identification des
catégories de sélecteurs, utilisés dans les recherches, dans les demandes de mandat et l’absence de toute
approbation avant leur utilisation; et troisièmement, l’absence de garanties
recherche et à l’examen des données relatives aux communications [para. 424 et
également reconnu la difficulté d’évaluer les systèmes de collecte en masse pour
pas directement les individus est par conséquent susceptible d’avoir une portée
qu’à l’extérieur du territoire de l’État qui l’opère. Il est donc essentiel autant
adéquates applicables à la
425]. La Grande Chambre a
« la surveillance qui ne vise
très large, tant à l’intérieur
que difficile de définir des
garanties en la matière » [par. 322].
A cet égard,
la Grande Chambre a Juge
jugé q que les lacunes mentionnées ci-dessus rendaient impossible
8
pour le
Royaume-Uni
de s’acquitter des obligations qui lui incombent en vertu de l’article 8 de la Convention, en
y
particulier l’introduction des « six garanties minimales » mentionnées ci-dessus. Par conséquent, malgré les
explications fournies par le Commissaire à l’interception des communications et les recours juridictionnels
prévus par l’IPT à toutes les personnes qui pensent que leurs droits humains en vertu de l’article 8(4) ont été
violés, les mesures mises en œuvre par le Royaume-Uni, en l’espèce, ont été jugées insuffisantes pour
contrebalancer les lacunes susmentionnées. Par conséquent, le régime d’interception en masse prévu à l’article
8(4) de la RIPA ne P permettait P pas de circonscrire « l’ingérence
» au niveau « nécessaire dans une société
£
démocratique
»,
ce
qui
entraînait
une
violation
de
l’article
8
de
la
Convention
[para. 276].
q
Régime régissant la réception de renseignements provenant de services de renseignement étrangers
Dans
la première des affaires jointes, les requérants
ont mis en exergue la réception par les autorités du
Royaume-Uni de documents interceptés et confidentiels provenant de services de renseignement étrangers.
Parallèlement, les requérants dans la troisième des affaires jointes se sont plus spécifiquement plaints de ce
que la réception de éléments confidentiels interceptés par la NSA dans le cadre des programmes
PRISM
et
Upstream compromettait la responsabilité internationale du Royaume-Uni en vertu de l’article 8 de la
Convention. Avant de se lancer dans l’analyse, la Chambre a indiqué que son examen se limiterait aux requêtes
portant sur la réception « d’éléments d’interception sollicités » auprès de la NSA, ce qui exclut toute prise en
compte d’éléments fournis motu proprio (de leur plein gré) par des gouvernements étrangers.
Pour déterminer si le Royaume-Uni a enfreint l’article 8 en partageant et en recevant des renseignements
interceptés par des services de renseignement
étrangers, la Chambre
a appliqué une version modifiée
ou
adaptée des six garanties minimales mises en œuvre lors de l'examen du régime de l’article 8(4). À cet égard,
la Chambre a plutôt recherché si les circonstances dans lesquelles le Royaume-Uni pouvait demander des