Kolna Jabeur - Kolna Ghazi
Enquête sur l’affaire de Jabeur et Ghazi
(La réalité des faits)
Nous nous sommes rendues à Mahdia le mercredi 4 avril. Le premier protagoniste de l’affaire
que nous rencontrons est Maître Foued Sheikh Zaouali, l’un des deux plaignants. Jeune avocat,
à peine la quarantaine, il nous reçoit aimablement à son bureau situé à quelques dizaines de
mètres du Tribunal de Première Instance de Mahdia. Nous nous présentons et lui expliquons
les raisons de notre présence. Nous lui demandons de filmer l’entretien. Il accepte.
Maître Sheikh Zaouali, dossier bien garni à la main (nous disposons d’une copie qu’il a bien
voulu nous fournir), nous explique les raisons qui l’ont poussé à porter plainte contre Jabeur
Mejri. Car il est important de le souligner, Ghazi Béji n’était pas concerné par la plainte.
Maître Sheikh Zaouali reçoit le 2 mars 2012, à son bureau, une connaissance (le deuxième
plaignant dont je ne citerai pas le nom puisque nous ne l’avons pas rencontré et donc pas eu
son autorisation) qui lui parle de la publication sur le réseau social Facebook de photos
portant atteinte au Prophète et à l’Islam par Jabeur Mejri et lui demande conseil sur la
manière d’agir. Maître Sheikh Zaouali, après avoir constaté par lui-même les photos en ligne
sur le profil de Jabeur, décide d’appeler ce dernier pour lui demander de retirer les photos.
Jabeur Mejri lui répond (selon le témoignage officiel de l’avocat plaignant) qu’il n’en fera
rien, insulte l’Islam et le Prophète, traitant les musulmans d’hypocrites, déclarant qu’il ne
reconnait que la religion juive et qu’il demandait asile en Israël. L’avocat n’appréciant pas les
propos de Jabeur décide de porter plainte contre lui. La plainte est déposée le lendemain 3
mars par les deux plaignants, sollicitant l’ouverture d’une enquête pénale contre Jabeur Mejri
pour atteinte au Prophète au moyen de photos et d’écrits, atteinte au sacré appelant à la
Fitna (désaccord, divisions) entre musulmans.
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