manifestations, 2) les empêcher de communiquer et d’exprimer leurs revendications pacifiques, 3) couper
tous les moyens de secours et l’accès aux ambulances pour transférer ceux qui ont été blessés ou tués vers les
hôpitaux, et 4) permettre aux voyous d’attaquer les manifestants ». Cette conclusion a été étayée par divers
rapports d’organisations de défense des droits de l’homme et de commissions d’enquête nationales.
En outre, la Cour a commis une erreur en souscrivant à l’argument des défendeurs selon lequel l’ordre de
suspension et de fermeture préservait la sécurité nationale, car les faits prouvaient le contraire puisque les
forces internes et externes présumées avaient réussi à pénétrer dans les prisons et à libérer leurs membres et
que des postes de police avaient été attaqués et que certains avaient été détruits ou incendiés, ce qui ne laissait
aucun autre choix que de recourir aux forces armées égyptiennes pour prendre en charge la protection de la
sécurité intérieure. D’autre part, les manifestants pacifiques et même ceux qui n’ont même pas quitté leur
domicile ont été ceux qui ont souffert de cet ordre lorsque cette suspension complète et la fermeture générale
ont été associées au retrait de la police des rues, abandonnant ainsi son obligation principale de maintenir
l’ordre public et la sécurité.
L’économie égyptienne a subi de lourdes pertes en raison de l’ordre de suspension et de fermeture, estimé par
l’OCDE à près de 90 millions de dollars.
Cette décision marque une déviation claire par rapport non seulement aux normes internationalement
reconnues en matière de droits de l’homme et aux limitations justifiables énoncées par les différents
instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, mais aussi aux normes fondamentales en matière
de droits de l’homme stipulées dans la Constitution égyptienne.