678 R. v. fearon Karakatsanis J. [2014] 3 S.C.R. hab­its, and from tracked news feeds to medication schedules. dis­paraîtraient, toute intrusion dans ces appareils cons­titue une atteinte sans précédent à notre vie pri­ vée. Quotidiennement, nos téléphones cellulaires do­cu­mentent à tel point nos activités qu’il est pos­ sible d’en tirer un large éventail de données — de nos in­­­terventions sur les médias sociaux à nos habi­ tu­des alimentaires, des fils de nouvelles que nous sui­vons aux médicaments que nous con­som­mons. [130] As well, digital devices can retain files and data even after users think they have been destroyed (Vu, at para. 43). This problem may be even more pronounced with respect to cell phones, on which detailed manipulation of background files can be even more challenging for the average user. [130] Également, il arrive que des appareils nu­ mériques conservent des fichiers et des données, même après que les utilisateurs croient les avoir dé­ truits (Vu, par. 43). Ce problème peut même s’am­ plifier dans le cas des téléphones cellulaires, du fait que la manipulation fine de fichiers d’arrière-plan peut se révéler encore plus complexe pour l’uti­li­ sateur moyen. [131] Finally, the limitation inherent in searches incident to arrest — limiting a search to a particu­ lar place or item — is not a meaningful restric­ tion, since modern digital devices are portals to vast stores of information that is not “in” the device, but is instead stored on servers, or on third party de­­­vices (Vu, at para.  44). For example, if a user logs in to an Internet browser on both her home com­puter and on her cell phone, the browser on the cell phone may contain not just a fastidious re­ cord of Internet usage on the cell phone, but also on the home computer. Similarly, social media ap­ plications may allow the holder of the cell phone to review messages and information generated by the user on other devices. Emails which have never been sent or read from the cell phone may be accessible through email applications (potentially including those sent many years ago). Files which have never been opened or created on the cell phone may be accessible through applications that allow the user to store files remotely. Moreover, someone examining the device may not be able to identify what is stored remotely. [131] Enfin, la limite intrinsèque des fouilles ac­ cessoires à une arrestation — à savoir que la fouille se limite à un lieu ou à un objet donné — n’est pas une restriction utile, puisque les appareils nu­ mériques modernes constituent des portails don­ nant accès à de vastes quantités de données qui ne se trouvent pas «  dans  » l’appareil, mais sont plutôt stockées sur des serveurs et des appareils ap­partenant à des tiers (Vu, par. 44). Par exemple, si un utilisateur se connecte à un navigateur Web à la fois sur son ordinateur personnel et sur son té­ léphone cellulaire, le navigateur de son téléphone peut contenir un compte rendu méticuleux de son utilisation d’Internet, et ce, non seulement sur le té­ léphone, mais aussi sur l’ordinateur personnel. De même, certaines applications de médias sociaux peuvent permettre à la personne en possession du téléphone de consulter des messages et des don­nées qu’a créés sur d’autres appareils la personne qui a utilisé ce téléphone. Des applications de cour­rier électronique permettent d’avoir accès à des cour­ riels qui n’ont jamais été envoyés ou lus au moyen du téléphone (voire des messages envoyés de nom­ breuses années auparavant). Des fichiers qui n’ont jamais été ouverts ni créés sur le téléphone peu­vent être consultés grâce à des applications permet­tant à l’utilisateur de stocker des fichiers à distance. De plus, une personne qui examine l’appareil pour­rait ne pas être en mesure de déterminer ce qui a été stocké à distance.

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