282 CROOKES  v. NEWTON  Abella J. [2011] 3 S.C.R. traditional publication rule is vast. In R. v. Clerk (1728), 1 Barn. K.B. 304, 94 E.R. 207, for example, a printer’s servant, whose only role in an act of publication was to “clap down” the printing press, was found responsible for the libels contained in that publication, despite the fact that he was not aware of the contents (p. 207). In Hird v. Wood (1894), 38 S.J. 234 (C.A.), pointing at a sign displaying defamatory words was held to be evidence of publication. Other cases have also held that acts merely facilitating communication can amount to publication: see, e.g., Buchanan v. Jennings, [2004] UKPC 36, [2005] 1 A.C. 115; Polson v. Davis, 635 F.Supp. 1130 (D. Kan. 1986), aff’d 895 F.2d 705 (10th Cir. 1990); Crain v. Lightner, 364 S.E.2d 778 (W. Va. 1987), at p. 785; and Spike v. Golding (1895), 27 N.S.R. 370 (S.C. in banco). And in McNichol v. Grandy, the defendant was found to be liable when he raised his voice and made defamatory statements that were overheard by someone in another room. règle traditionnellement applicable en matière de diffusion est très étendu. Dans R. c. Clerk (1728), 1 Barn. K.B. 304, 94 E.R. 207, par exemple, le tribunal a jugé que la responsabilité de l’employé d’un imprimeur, dont le seul rôle dans l’acte de diffusion consistait à [TRADUCTION] « appuyer sur » la presse, était engagée en raison des libelles que contenait l’information diffusée, et ce malgré le fait qu’il en ignorait le contenu (p. 207). Dans Hird c. Wood (1894), 38 S.J. 234 (C.A.), il a été jugé que montrer du doigt une pancarte sur laquelle on pouvait lire des mots diffamatoires constituait une preuve de diffusion. Dans d’autres affaires, il a également été jugé que des actes ne faisant que faciliter la communication pouvaient équivaloir à de la diffusion : voir, p. ex., Buchanan c. Jennings, [2004] UKPC 36, [2005] 1 A.C. 115; Polson c. Davis, 635 F.Supp. 1130 (D. Kan. 1986), conf. par 895 F.2d 705 (10th Cir. 1990); Crain c. Lightner, 364 S.E.2d 778 (W. Va. 1987), p. 785; et Spike c. Golding (1895), 27 N.S.R. 370 (C.S. in banco). En outre, dans McNichol c. Grandy, la responsabilité du défendeur a été retenue parce qu’il avait élevé la voix et tenu des propos diffamatoires qui avaient été entendus par une personne se trouvant dans une autre pièce. [19]  The publication rule has also captured the following range of conduct: [19]  La règle en matière de diffusion vise également l’ensemble des comportements qui suivent : [The defamatory meaning] may be communicated directly by the defendant either orally, or in some written or printed form, or by way of a symbolic ceremony, dramatic pantomime, mime, brochure, gesture, handbill, letter, photograph, placard, poster, sign, or cartoon. It may be inscribed on a blackboard, posted on a mirror or a telephone pole, or placed on the wall of a building or the gable wall of the defendant’s property, or on the front of a cheque, or entered in a database, or accessed on or downloaded from a website on the internet. It may appear on an ariel banner flown behind an airplane, or someone’s attention may be drawn by the defendant to a poster, or a defamatory writing already in circulation. A third person may be given access to defamatory material, or defamatory matter may be left in a place where others can see it, or the defendant may request others to go to a place where the defamatory information is available to see and read it, or it may be set into motion as a result of the defendant’s [TRADUCTION] [Le sens diffamatoire] peut être communiqué directement par le défendeur, oralement ou sous une forme écrite ou imprimée quelconque, ou encore par le biais d’une manifestation symbolique, d’une pantomime, d’une mimique, d’une brochure, d’un geste, d’un feuillet, d’une lettre, d’une photographie, d’une pancarte, d’une affiche, d’un écriteau ou d’une caricature. Il peut être inscrit sur un tableau ou affiché sur un miroir ou un poteau de téléphone, ou paraître sur le mur d’un immeuble ou le mur pignon de la maison du défendeur, figurer sur un chèque, être saisi dans une base de données ou consulté sur un site Web dans l’Internet ou téléchargé d’un tel site. Il peut figurer sur une bannière tirée par un avion, ou encore le défendeur peut attirer l’attention d’une personne sur une affiche ou d’un texte diffamatoire déjà en circulation. Le défendeur peut donner accès à des propos diffamatoires à un tiers ou laisser ces derniers dans un endroit où d’autres personnes pourront les voir, ou il peut inviter d’autres personnes à se rendre à un

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