[2014] 3 R.C.S. R. c. fearon Le juge Cromwell 631 found on the suspect? That is the main ques­tion raised by this appeal. téléphones cellulaires et d’appareils similaires trou­ vés sur le suspect? Telle est la question principale soulevée par le présent pourvoi. [2] Canadian courts have so far not provided a consistent answer. At least four approaches have emerged. The first is to hold that the power to search in­cident to arrest generally includes the power to search cell phones, provided that the search is truly incidental to the arrest: R. v. Giles, 2007 BCSC 1147 (Can­LII); R. v. Otchere-Badu, 2010 ONSC 1059 (Can­­ LII); Young v. Canada, 2010 CanLII 74003 (Nfld. Prov. Ct.); R. v. Howell, 2011 NSSC 284, 313 N.S.R. (2d) 4; R. v. Franko, 2012 ABQB 282, 541 A.R. 23; R. v. Cater, 2014 NSCA 74 (CanLII); R. v. D’Annunzio (2010), 224 C.R.R. (2d) 221 (Ont. S.C.J.). The sec­ ond view is that “cursory” searches are permitted: R. v. Polius (2009), 196 C.R.R. (2d) 288 (Ont. S.C.J.). A third is that thorough “data-dump” searches are not per­mitted incident to arrest: R. v. Hiscoe, 2013 NSCA 48, 328 N.S.R. (2d) 381; R. v. Mann, 2014 BCCA 231, 310 C.C.C. (3d) 143. Finally, it has also been held that searches of cell phones incident to arrest are not permitted except in exigent circumstances, in which a “cursory” search is permissible: R. v. Liew, 2012 ONSC 1826 (CanLII). These divergent results underline both the difficulty of the question and the need for a more consistent approach. [2] Jusqu’à maintenant, les tribunaux canadiens n’ont pas donné de réponse constante. Au moins qua­tre solutions ont été retenues. Selon la pre­mière, le pouvoir de procéder à une fouille accessoire à l’ar­­restation comprend généralement le pouvoir de fouil­ler des téléphones cellulaires, pourvu que la fouille soit véritablement accessoire à l’ar­res­ta­ tion : R. c. Giles, 2007 BCSC 1147 (CanLII); R. c. Otchere-Badu, 2010 ONSC 1059 (CanLII); Young c. Canada, 2010 CanLII 74003 (C. prov. T.-N.); R. c. Howell, 2011 NSSC 284, 313 N.S.R. (2d) 4; R. c. Franko, 2012 ABQB 282, 541 A.R. 23; R. c. Cater, 2014 NSCA 74 (CanLII); R. c. D’Annunzio (2010), 224 C.R.R. (2d) 221 (C.S.J. Ont.). Selon la deuxième, les fouilles «  sommaires  » sont per­ mi­­ses  :  R. c. Polius (2009), 196 C.R.R. (2d) 288 (C.S.J. Ont.). Selon une troisième solution, les fouil­­ les en profondeur par vidage de données ne sont pas permises accessoirement à l’arrestation : R. c. Hiscoe, 2013 NSCA 48, 328 N.S.R. (2d) 381; R. c. Mann, 2014 BCCA 231, 310 C.C.C. (3d) 143. Enfin, on a également estimé que les fouilles ac­ces­­­soi­­res à l’arrestation à l’égard de téléphones cel­lu­laires ne sont pas permises sauf en situation d’urgence, au­quel cas une fouille « sommaire » est per­mise : R. c. Liew, 2012 ONSC 1826 (CanLII). Ces résultats diver­ gents mettent en évidence la dif­ficulté de la ques­tion soulevée ainsi que la néces­sité d’une approche plus cohérente. [3] In order to resolve the issue, we must strike a balance between the demands of effective law en­force­ment and everyone’s right to be free of un­ rea­sonable searches and seizures. In short, we must identify the point at which the “public’s interest in being left alone by government must give way to the government’s interest in intruding on the in­di­ vidual’s privacy in order to advance its goals, no­ tably those of law enforcement”: Hunter v. Southam Inc., [1984] 2 S.C.R. 145, at pp. 159-60. [3] Afin de résoudre la question, il nous faut éta­ blir un juste équilibre entre les exigences en ma­ tière d’application efficace de la loi et le droit de toute personne à la protection contre les fouilles, les perquisitions et les saisies abusives. Bref, nous de­ vons déterminer à quel point le «  droit du public de ne pas être importuné par le gouvernement doit céder le pas au droit du gouvernement de s’immis­ cer dans la vie privée des particuliers afin de réali­ser ses fins et, notamment, d’assurer l’application de la loi » : Hunter c. Southam Inc., [1984] 2 R.C.S. 145, p. 159-160.

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