L’avocat panaméen, Tristán Donoso, a affirmé lors d’une conférence de presse que le procureur général du Panama de l’époque avait illégalement mis sur écoute, enregistré et divulgué ses communications téléphoniques privées. Donoso a fait cette déclaration dans un contexte national de controverse sur l’autorité détenue par les agents publics pour intercepter les communications. Le procureur général a été poursuivi et acquitté du crime d’écoute illégale. Tristán Donoso a été reconnu coupable de fausse imputation d’un crime passible d’action publique (calomnie) pour avoir dénoncé le procureur général, et a été condamné à payer des dommages-intérêts pour tort moral et matériel au procureur général de l’époque. La Cour interaméricaine des droits de l’homme a entendu l’affaire et a conclu que la sanction pénale infligée à Tristán Donoso était manifestement inutile et que la crainte d’être soumis à une sanction civile disproportionnée avait un effet dissuasif sur la liberté d’expression.