[2014] 3 R.C.S. R. c. fearon Le juge Cromwell 639 namely genitals, buttocks, breasts (in the case of a female), or undergarments”: para. 47). The Court concluded that, because of the intrusive nature of a strip search, as compared with the frisk search in issue in Cloutier, a higher degree of justification was required. A serious infringement of privacy and personal dignity was “an inevitable consequence of a strip search”: para. 99 (emphasis added). In ad­di­ tion, the Court noted that strip searches are rarely required to be done promptly given the low risk of disposal or loss of the evidence: para. 93. totalité ou en partie les vêtements d’une per­sonne afin de permettre l’inspection visuelle de ses par­ ties intimes, à savoir ses organes géni­taux ex­­­­ter­­nes, ses fesses, ses seins (dans le cas d’une femme) ou ses sous-vêtements » : par. 47). La Cour a con­clu qu’en raison de la nature attenta­­toire d’une fouille à nu, comparativement à la fouille som­­­maire en cause dans l’arrêt Cloutier, celle-ci com­mande un degré de justification plus élevé. Se­lon la Cour, une atteinte grave à la vie privée et à la di­gnité de la per­sonne « découle inévitable­ment d’une fouille à nu » : par. 99 (je souligne). De plus, la Cour a in­ di­­qué que les fouilles à nu doivent rare­ment être effec­tuées rapidement compte tenu du fai­ble ris­­que de disparition ou de perte des élé­­ments de preuve : par. 93. [24] For these reasons, strip searches will only be reasonable when they are conducted in a reason­able manner “as an incident to a lawful arrest for the pur­pose of discovering weapons in the detainee’s pos­ses­sion or evidence related to the reason for the arrest” and the police “have reasonable and prob­ able grounds for concluding that a strip search is necessary in the particular circumstances of the ar­ rest”: Golden, at paras. 98-99. [24] Pour ces motifs, les fouilles à nu ne se­ ront pas abusives uniquement si elles sont ef­fec­ tuées d’une manière non abusive, si elles sont «  accessoire[s] à une arrestation légale afin de découvrir des armes que la personne détenue a en sa possession ou des éléments de preuve liés au motif de l’arrestation » et si les policiers « [ont] des motifs raisonnables de conclure qu’une fouille à nu [est] nécessaire dans les circonstances particuliè­ res de l’arrestation » : Golden, par. 98-99. [25] I turn finally to R. v. Nolet, 2010 SCC 24, [2010] 1 S.C.R. 851. One of the issues was whether the search of a vehicle some two hours after the driv­er’s arrest for possession of the proceeds of crime was lawful. The Court unanimously upheld the legality of the search as being incidental to the accused’s lawful arrest. Binnie J. reiterated the important point made in Caslake and Golden that a search is properly incidental to arrest when “the police attempt to ‘achieve some valid purpose con­ nected to the arrest’ including ‘ensuring the safety of the police and the public, the protection of evidence from destruction at the hands of the arrestee or oth­ ers, and the discovery of evidence . . .’”: para. 49 (em­phasis deleted), quoting Caslake, at para.  19. As Binnie J. put it, “[t]he important consideration is the link between the location and purpose of the search and the grounds for the arrest”: para. 49. He repeated the propositions, settled in other cases, that, first, reasonable and probable grounds are not [25] J’examine enfin l’arrêt R. c. Nolet, 2010 CSC 24, [2010] 1 R.C.S. 851. Il y était notamment ques­tion de la légalité d’une fouille d’un véhicule effectuée environ deux heures après l’arrestation du conducteur pour possession de produits de la criminalité. La Cour a confirmé à l’unanimité la légalité de la fouille qui était accessoire à l’ar­res­ tation légale de l’accusé. Le juge Binnie a réitéré l’affirmation importante formulée dans les arrêts Caslake et Golden selon laquelle une fouille est vé­ ritablement accessoire à l’arrestation lorsque « la police tente de “réaliser un objectif valable lié à l’arrestation”, et notamment “d’assurer la sécurité des policiers et du public, d’empêcher la destruc­ tion d’éléments de preuve par la personne arrêtée ou d’autres personnes, et de découvrir des élé­ments de preuve . . .” » : par. 49 (soulignement omis), ci­­ tant l’arrêt Caslake, par.  19. Comme l’indique le juge Binnie, «  [c]e qui importe, c’est le lien en­ tre le lieu et l’objet de la fouille et les motifs de

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