[2011] 3 R.C.S. CROOKES  c. NEWTON  La juge Deschamps 323 the content of that article readily available. It was a deep link. All the reader had to do to gain access to the article was to click on the link. The effort required to do this is not significantly different from the effort that would be required to move up or down the same page to read the article. A single click does not constitute a barrier to the availability of the material. Thus, Mr. Crookes has satisfied the requirements of the first component of publication on a balance of probabilities where this link is concerned. www.USGovernetics.com, rendait effectivement le contenu de cet article immédiatement disponible. Il s’agissait d’un lien profond. Pour consulter l’article, le lecteur n’avait qu’à activer l’hyperlien d’un seul clic de souris. Cette action n’est pas très différente de celle de parcourir la même page afin de lire l’article. Le simple fait de devoir cliquer pour lire les propos ne constitue pas un obstacle à leur disponibilité. Par conséquent, M. Crookes a établi, selon la prépondérance des probabilités, que les exigences du premier volet de la diffusion étaient satisfaites pour ce qui est de ce lien. [126]  On the second component of publication, I agree with the Court of Appeal, which was unanimous on this point, that the courts should not create a presumption of publication with respect to hyperlinks. As I mentioned above, and as Prowse J.A. explained (at para. 41), the creation of a new presumption in this field is a matter that would be better left to the legislature. [126]  En ce qui concerne le deuxième volet de la diffusion, je souscris à l’opinion de la Cour d’appel, unanime sur ce point, que les tribunaux ne devraient pas créer de présomption de diffusion relativement aux hyperliens. Comme je l’ai déjà mentionné, et comme l’a expliqué la juge Prowse (au par. 41), il vaut mieux laisser au législateur le soin de créer une nouvelle présomption dans ce domaine. [127]  The determinative question is therefore whether Mr. Crookes has proven facts from which it can reasonably be inferred that the allegedly defamatory information was brought to the knowledge of some third person. On this point, I agree with the majority of the Court of Appeal that the evidence in this case does not support such an inference. I come to this conclusion mindful of the Internet context, the nature of Mr. Newton’s article, the way the various links were presented, the facts that the “Wayne Crookes” link was the third of seven links contained in Mr. Newton’s article and that at least one shallow link appeared before it, and the number of hits on the article between July 18, 2006, and February 1, 2008. Numbers take on a different meaning in the context of the Internet. The number of hits on Mr. Newton’s article — 1,788 — in the 18-month period does not provide a sufficient basis for concluding that out of the seven hyperlinks, someone has both clicked on the only link that made the defamatory information readily available and read that information. [127]  La question déterminante est donc celle de savoir si M. Crookes a établi des faits qui permettent raisonnablement d’inférer que l’information prétendument diffamatoire a été portée à la connaissance d’un tiers quelconque. Sur ce point, je souscris à l’opinion majoritaire de la Cour d’appel que la preuve ne permet pas de tirer une telle inférence. J’en suis venue à cette conclusion en ayant à l’esprit le contexte de l’Internet, la nature de l’article de M. Newton, la façon dont les divers liens étaient présentés, le fait que le lien « Wayne Crookes » était le troisième d’une série de sept liens incorporés dans cet article, le fait qu’il y avait au moins un lien superficiel avant ce lien, et le nombre de visites de l’article entre le 18 juillet 2006 et le 1er février 2008. Le nombre de fois qu’on fait quelque chose a une signification particulière dans le contexte de l’Internet. Le nombre de visites de l’article de M. Newton pendant la période de 18 mois en cause, à savoir 1 788, n’est pas suffisant pour conclure que quelqu’un a utilisé le seul lien — parmi les sept hyperliens incorporés dans l’article — qui rendait l’information diffamatoire immédiatement disponible et lu cette information.

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