572 a.b.  v. bragg communications inc.  Abella J. [2012] 2 S.C.R. Written submissions only by William S. Challis and Stephen McCammon, for the intervener the Information and Privacy Commissioner of Ontario. Argumentation écrite seulement par William S. Challis et Stephen McCammon, pour l’intervenant le Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario. Written submissions only by Jonathan M. Rosenthal, for the intervener Beyond Borders. Argumentation écrite seulement par Jonathan M. Rosenthal, pour l’intervenante Au-delà des frontières. No one appeared for the respondents. Personne n’a comparu pour les intimées. The judgment of the Court was delivered by Version française du jugement de la Cour rendu par [1] Abella J. — On March 4, 2010, a 15-yearold girl, A.B., found out that someone had posted a Facebook profile using her picture, a slightly modified version of her name, and other particulars identifying her. Accompanying the picture was some unflattering commentary about the girl’s appearance along with sexually explicit references. The page was removed by the internet provider later that month. [1] La juge Abella — Le 4 mars 2010, A.B., une adolescente de 15 ans, a découvert que quelqu’un avait affiché un profil sur Facebook en utilisant sa photographie, une version légèrement modifiée de son nom et d’autres détails qui l’identifiaient. À la photographie s’ajoutaient des commentaires désobligeants sur l’apparence physique de l’adolescente ainsi que des allusions sexuellement explicites. La page a été supprimée par le fournisseur Internet plus tard ce mois-là. [2]  Once notified of the situation, Facebook’s counsel in Palo Alto, California provided the IP address associated with the account, which was said to be located in Dartmouth, Nova Scotia. The girl’s counsel determined that it was an “Eastlink address” in Dartmouth, Nova Scotia. Further inquiry confirmed that the respondent Bragg Communications owns Eastlink, a provider of Internet and entertainment services in Atlantic Canada. [2]  Une fois avisé de la situation, l’avocat de Facebook à Palo Alto, en Californie, a fourni l’adresse IP associée au compte qui aurait été située à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. L’avocate de l’adolescente a établi qu’il s’agissait d’une « adresse Eastlink » située à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse. Une enquête plus poussée a confirmé que l’intimée Bragg Communications est la propriétaire d’Eastlink, un fournisseur de services Internet et de divertissement au Canada atlantique. [3]  Eastlink consented to giving more specific information about the address if it had authorization from a court to do so. As a result, A.B., through her father as guardian, brought a preliminary application under Nova Scotia’s Civil Procedure Rules, N.S. Reg. 370/2008, for an order requiring Eastlink to disclose the identity of the person(s) who used the IP address to publish the profile to assist her in identifying potential defendants for an action in defamation. She stated in her Notice of Application that she had “suffered harm and seeks to minimize the chance of further harm” (A.R., at p. 98). As part [3]  Eastlink a consenti à donner des renseignements plus précis au sujet de l’adresse si un tribunal l’autorisait à le faire. Par conséquent, A.B., représentée par son père en qualité de tuteur, a présenté, en vertu des Civil Procedure Rules, N.S. Reg. 370/2008 de la Nouvelle-Écosse, une demande préliminaire en vue d’obtenir une ordonnance obligeant Eastlink à divulguer l’identité de la personne ou des personnes qui ont utilisé l’adresse IP pour publier le profil afin de l’aider à identifier les défendeurs potentiels en vue d’une action en diffamation. Dans son avis de demande, elle a

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