[2012] 2 R.C.S. a.b.  c. bragg communications inc.  La juge Abella 573 of her application, she asked the court for permission to seek the identity of the creator of the fake profile anonymously and for a publication ban on the content of the fake Facebook profile. She did not ask that the hearing be held in camera. déclaré qu’elle [TRADUCTION] « a subi un préjudice et qu’elle cherche à minimiser le risque de préjudice supplémentaire » (d.a., p. 98). Dans le cadre de sa demande, elle a sollicité de la cour la permission de chercher de façon anonyme l’identité de l’auteur du faux profil ainsi qu’une ordonnance de non-publication visant le contenu du faux profil Facebook. Elle n’a pas demandé que l’audience soit tenue à huis clos. [4]  Eastlink did not oppose her motion. The Halifax Herald and Global Television became aware of the girl’s application when notice of the request for a publication ban appeared as an automatic advisory on the Nova Scotia publication ban media advisory website. They advised the court that they opposed both of the girl’s requests: the right to proceed anonymously and a publication ban. [4]  Eastlink n’a pas contesté la demande. Le Halifax Herald et Global Television ont pris connaissance de la demande de l’adolescente lorsque l’avis de la demande en vue d’obtenir une ordonnance de non-publication a été affiché automatiquement sur le site Web de la Nouvelle-Écosse sur les avis aux médias concernant les ordonnances de non-publication. Ils ont informé la cour qu’ils contestaient les deux demandes de l’adolescente, soit la demande concernant le droit de procéder de façon anonyme et la demande en vue d’obtenir une ordonnance de non-publication. [5]  The court granted the order requiring Eastlink to disclose the information about the publisher of the fake Facebook profile on the basis that a prima facie case of defamation had been established and there were no other means of identifying the person who published the defamation. But it denied the request for anonymity and the publication ban because there was insufficient evidence of specific harm to the girl. [5]  La cour a accordé l’ordonnance obligeant Eastlink à communiquer des renseignements sur l’auteur du faux profil Facebook au motif qu’une preuve prima facie de diffamation avait été établie et qu’il n’y avait aucun autre moyen pour établir l’identité de la personne qui avait publié la diffamation. La cour a toutefois refusé la demande de procéder de façon anonyme ainsi que l’ordonnance de non-publication parce qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments de preuve d’un préjudice particulier causé à l’adolescente. [6]  The judge stayed that part of his order requiring Eastlink to disclose the publisher’s identity until either a successful appeal allowed the girl to proceed anonymously, or until she filed a draft order which used her own and her father’s real names. [6]  Le juge a sursis à l’exécution de cette partie de l’ordonnance obligeant Eastlink à divulguer l’identité de l’auteur jusqu’à ce que l’adolescente obtienne en appel l’autorisation de procéder de façon anonyme ou qu’elle dépose un projet d’ordonnance en utilisant son propre nom et celui de son père. [7]  The decision was upheld by the Court of Appeal primarily on the ground that the girl had not discharged the onus of showing that there was real and substantial harm to her which justified restricting access to the media. [7]  La Cour d’appel a confirmé cette décision pour le motif principal que l’adolescente ne s’était pas acquittée du fardeau de démontrer l’existence d’un véritable préjudice important justifiant la restriction de l’accès des médias.

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