ARRÊT DE LESQUEN DU PLESSIS-CASSO c. FRANCE (N° 2)
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En l’affaire de Lesquen du Plessis-Casso c. France (no 2),
La Cour européenne des droits de l’homme (cinquième section), siégeant
en une chambre composée de :
Mark Villiger, président,
Angelika Nußberger,
Boštjan M. Zupančič,
Ann Power-Forde,
André Potocki,
Paul Lemmens,
Helena Jäderblom, juges,
et de Stephen Phillips, greffier adjoint de section,
Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 17 décembre 2013,
Rend l’arrêt que voici, adopté à cette date :
PROCÉDURE
1. A l’origine de l’affaire se trouve une requête (no 34400/10) dirigée
contre la République française et dont un ressortissant de cet État, M. Henry
de Lesquen du Plessis-Casso (« le requérant »), a saisi la Cour le
21 mai 2010 en vertu de l’article 34 de la Convention de sauvegarde des
droits de l’homme et des libertés fondamentales (« la Convention »).
2. Le requérant a été représenté par Me N. Fakiroff, avocat à Paris. Le
gouvernement français (« le Gouvernement ») a été représenté par son
agent, Mme E. Belliard, directrice des affaires juridiques au ministère des
Affaires étrangères.
3. Le requérant allègue en particulier une violation des articles 6 et 10 de
la Convention, résultant de sa condamnation pénale pour diffamation en
raison de propos adressés au maire de sa ville dans une lettre ouverte.
4. Le 10 octobre 2011, la requête a été communiquée au Gouvernement.
EN FAIT
I. LES CIRCONSTANCES DE L’ESPÈCE
5. Le requérant, M. Henry de Lesquen du Plessis-Casso, est un
ressortissant français, né en 1949 et résidant à Versailles.
6. À la suite de l’invitation lancée par le député-maire de Versailles E.P.
à une cérémonie d’hommage aux auxiliaires de l’armée française pendant la
guerre d’Algérie (achevée en 1962), désignés par le terme « harkis », le
requérant, conseiller municipal de Versailles et président de l’Union pour le
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