700 R. v. fearon Karakatsanis J. [2014] 3 S.C.R. and physical evidence — most particularly a fire­ arm found in the “getaway” car that matched the de­scrip­tion of that used in the commission of the of­fence. compte tenu de l’existence de témoignages et de preu­ves matérielles, particulièrement une arme à feu qui a été découverte dans le «  véhicule des fuyards » et qui correspondait à la description de celle utilisée dans la perpétration de l’infraction. [196] Consequently, this factor is of limited as­ sistance. [196] Par conséquent, ce facteur n’est que d’une utilité limitée. B. Conclusion B. Conclusion [197] In my opinion, the evidence should be ex­ cluded. The state conduct was not particularly ob­ jectionable, given that the police acted in good faith, and the evidence is reliable. However, the high pri­ vacy interest individuals have in their elec­­tronic de­vices tips the balance in favour of exclu­­sion. Ju­di­cial pre-authorization is an essential bulwark against unjustified infringements of individual pri­ vacy. Unwarranted searches undermine the pub­lic’s confidence that personal communications, ideas and beliefs will be protected on their digital de­­vices. This is particularly important given the in­creas­ing use and ubiquity of such technology. It is difficult to con­ceive of a sphere of privacy more in­tensely per­­sonal — or indeed more pervasive — than that found in an individual’s personal digital de­vice or computer. To admit evidence obtained in breach of this particu­larly strong privacy interest, one of con­ cern to an ever-increasing majority of Ca­na­dians, would tend to bring the administration of jus­tice into disrepute. [197] À mon avis, la preuve devrait être écar­tée. La conduite de l’État n’était pas particulière­ment répréhensible — les policiers ayant agi de bonne foi — et la preuve est fiable. Néanmoins, l’inté­ rêt élevé que les gens ont en matière de respect de leur vie pri­vée en ce qui concerne leurs appareils élec­­tro­ni­ques fait pencher la balance en faveur de l’ex­clu­sion de la preuve. L’autorisation judiciaire préa­lable constitue un rempart essentiel contre les vio­la­tions injustifiées de la vie privée des par­ticu­ liers. Les fouil­les injustifiées minent la con­fiance des gens dans la protection des com­mu­ni­cations, idées et croyan­ces personnelles se trou­vant dans leurs ap­pa­reils numériques. Cette con­sidération est par­­ti­culièrement importante compte tenu de l’om­ ni­pré­sence et de l’utilisation sans cesse crois­sante de ces moyens techniques. Il est difficile d’imagi­ner une sphère privée plus hau­te­ment personnelle — ou même plus répandue — que celle existant dans un ap­­­pareil numérique ou un ordinateur. Permettre l’uti­­lisa­tion d’une preuve ob­te­nue en violation de cet inté­rêt singulièrement im­por­tant en matière de res­­pect de la vie privée, qui préoccupe une ma­jorité sans cesse croissante de Cana­diennes et de Cana­ diens, se­rait sus­ceptible de dé­considérer l’admi­ nistration de la jus­tice. [198] Accordingly, I would allow the appeal. [198] Par conséquent, j’accueillerais le pourvoi. Appeal dismissed, LeBel, Abella and Karakatsanis JJ. dissenting. Pourvoi rejeté, les juges LeBel, Abella et Karakatsanis sont dissidents. Solicitors for the appellant: Sam Goldstein, Toronto; Shelley Flam, Toronto. Procureurs de l’appelant : Sam Goldstein, To­ ronto; Shelley Flam, Toronto. Solicitor for the respondent: Attorney General of Ontario, Toronto. Procureur de l’intimée : Procureur général de l’On­tario, Toronto.

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