ARRÊT PATRÍCIO MONTEIRO TELO DE ABREU c. PORTUGAL - OPINIONS SÉPARÉES qui a conduit nombre d’entre elles à envisager de quitter la politique7. Récemment, des femmes parlementaires ont déclaré être exposées presque deux fois plus que les hommes à la torture, aux mauvais traitements et aux actes de violence, la pandémie de COVID-19 étant susceptible d’exacerber les menaces violentes8. 19. En outre, le rapport de l’ACLED présente de nouvelles données sur la violence politique visant les femmes, et révèle les nombreux types et auteurs d’attaques à motivation politique contre les femmes dans toutes les régions étudiées par l’ACLED. Après avoir passé en revue plus de 11 000 faits de violence à l’égard des femmes en politique dans le monde, le rapport introduit des types d’identité pour les cibles de ce type de violence. Ces nouvelles données offrent une idée plus claire de l’éventail des menaces physiques auxquelles les femmes sont exposées lorsqu’elles s’engagent dans des processus politiques. L’analyse révèle que la violence à l’égard des femmes en politique a augmenté au fil du temps dans presque toutes les régions étudiées par l’ACLED, notamment en Afrique, en Asie centrale et dans le Caucase, en Europe, en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est. Depuis 2020, parmi les pays les plus violents pour les femmes en politique on trouve le Mexique, la Colombie, la Chine, l’Inde, le Brésil, le Burundi, la Birmanie, l’Afghanistan, les Philippines et Cuba. Les données montrent que la violence physique à l’égard des femmes en politique a plus largement continué à augmenter en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, et que cette violence est également en hausse ailleurs, comme en Asie centrale et dans le Caucase. Même dans les régions où la violence à l’égard des femmes en politique n’a pas augmenté globalement, comme en Amérique latine, les menaces posées par des auteurs spécifiques et les menaces auxquelles sont confrontés des groupes spécifiques de femmes se sont intensifiées, comme les attaques massives contre les candidates aux élections municipales de 2020 au Brésil9. 20. D’une manière générale, les études existantes montrent que la violence à l’égard des femmes en politique a des effets durables et néfastes sur les individus concernés et sur la société dans son ensemble. Elle nuit à la crédibilité et à la légitimité des processus et institutions politiques et électoraux. L’expérience, la menace ou la crainte de la violence à l’égard des Union Interparlementaire et Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, « Sexisme, harcèlement et violence à l’égard des femmes dans les parlements d’Europe » (2018), consultable sur https://www.ipu.org/fr/ressources/publications/bulletins-thematiques/201810/sexisme-harcelement-et-violence-legard-des-femmes-dans-les-parlements-deurope 8 Union Interparlementaire, « D’après les chiffres de l’UIP, la violence à l’encontre des parlementaires, et surtout des femmes parlementaires, est en hausse », communiqué de presse, Genève, 3 décembre 2020, consultable sur https://www.ipu.org/fr/actualites/communiques-de-presse/2020-12/dapres-les-chiffres-deluip-la-violence-lencontre-des-parlementaires-et-surtout-des-femmes-parlementaires 9 https://acleddata.com/2019/05/29/terribly-and-terrifyingly-normal-political-violencetargeting-women/ 7 24

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