d’une personne. Ce recours, a noté Matus, est le droit de rectification. Pour ce juge, les tribunaux ne devraient pas protéger l’honneur des individus en interférant avec la liberté d’expression par la censure directe ou indirecte des publications passées ou futures. Le juge a noté que la requérante pouvait exercer son droit de demander au défendeur de corriger la vidéo si elle considérait qu’elle était diffamatoire envers elle et sa famille. Pour ces raisons, le juge Pierre Matus a estimé que le jugement de la Cour d’appel de Santiago aurait dû être annulé et que le recours constitutionnel déposé par la requérante aurait dû être rejeté. Sens de la décision Résultat mitigé Bien que la Cour suprême chilienne n’ait pas expliqué en détail quel était le message diffusé dans la vidéo litigieuse, il est possible de déduire qu’elle contenait un message insultant aux victimes des crimes contre l’humanité commis par la dernière dictature chilienne et qu’elle remettait en question l’existence de telles violations des droits de l’homme qui avaient été établies par la justice. Dans ce contexte, le jugement a imposé une restriction à la liberté d’expression dans l’une de ses versions les plus extrêmes, à savoir la suppression de contenu. En tout état de cause, la Cour a pesé le droit à l’honneur et la liberté d’expression et a présenté en l’espèce des raisons impérieuses pour justifier la restriction à ce dernier droit, à savoir empêcher la diffusion de messages qui mettent en doute l’existence de violations des droits de l’homme déjà établies par la justice ou qui insultent la mémoire des victimes de crimes graves contre l’humanité.

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