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R.
v.
fearon
Cromwell J.
[2014] 3 S.C.R.
scale”: Ruling, at para. 54. She also found that the
police acted in good faith:
reprochée n’était pas des plus graves » : décision,
par. 54. Elle a également conclu que les policiers
avaient agi de bonne foi :
Sgt. Hicks and later Abdel-Malik and Nicol believed
that they were acting within their powers of search inci
dent to arrest at the time they looked into the contents. To
date, there is no clear binding jurisprudence that would
have directed the police to treat the cell phone in any
way other than they did upon arrest. Detective Nicol ap
plied for and obtained a warrant to do a comprehensive
search and download of the phone six months after the
initial searches with those searches fully disclosed in the
information to obtain. He did this after learning about
a case, subsequent to the searches on July 26 and 27,
2009, that ruled that he should get a warrant to have the
Technological Crime Lab search and download the in
formation stored in the cell phone. [ibid.]
[traduction] Le sergent Hicks et, plus tard, les détec
tives Abdel-Malik et Nicol, croyaient agir conformément
à leurs pouvoirs de procéder à une fouille accessoire à
l’arrestation au moment où ils ont regardé le contenu
du téléphone. À ce jour, aucun précédent jurisprudentiel
clair et contraignant n’aurait incité les policiers à traiter
le téléphone cellulaire autrement que de la façon dont
ils l’ont fait après l’arrestation. Le détective Nicol a de
mandé et obtenu un mandat en vue de procéder à une
fouille et à un téléchargement complet du téléphone six
mois après les fouilles initiales, et les détails de ces fouil
les étaient entièrement exposés dans la dénonciation en
vue d’obtenir le mandat. Il a fait cette demande après
avoir eu connaissance d’une décision, subséquente aux
fouilles des 26 et 27 juillet 2009, dans laquelle on avait
conclu que les policiers devaient obtenir un mandat avant
que le laboratoire des crimes technologiques ne puisse
fouiller et télécharger les données stockées dans un télé
phone cellulaire. [ibid.]
[93] The trial judge’s summary of the state of the
law at the time of the search is a fair one, in my
view. At the time, the decision most favourable to
the appellant’s position was that of the Ontario Su
perior Court of Justice in Polius, but it was issued
only slightly more than a month before the search
and it contemplated “cursory” searches of cell
phones incident to arrest: paras. 39 ff. (I note that
R. v. Finnikin, 2009 CanLII 82187 (Ont. S.C.J.),
to which the trial judge referred, was decided sev
eral months after the search in this case.) As the
trial judge pointed out, there were cases at the time
approving cell phone searches incident to arrest.
In fact, it is fair to say that this was the dominant
view at the time of the arrest. The Court of Ap
peal’s unanimous decision upholding the legality
of the search in this case supports the conclusion
that the officer’s view of the law was reasonable.
The officer’s subsequent conduct in obtaining the
warrant which fully disclosed the earlier searches
supports the trial judge’s conclusion that the police
acted in good faith.
[93] Je suis d’avis que le résumé qu’a fait la juge
du procès de l’état du droit au moment de l’arres
tation est juste. À ce moment-là, la décision la plus
favorable à la thèse de l’appelant était celle de la
Cour supérieure de justice de l’Ontario dans Polius,
mais elle n’a été rendue qu’un peu plus d’un mois
avant la fouille et visait des fouilles « sommaires »
de téléphones cellulaires effectuées accessoirement
à l’arrestation : par. 39 et suiv. (Je remarque que la
décision R. c. Finnikin, 2009 CanLII 82187 (C.S.J.
Ont.), à laquelle la juge du procès a fait allusion,
a été rendue plusieurs mois après la fouille en l’es
pèce.) Comme l’a signalé la juge du procès, certai
nes décisions à l’époque approuvaient les fouilles
accessoires à l’arrestation à l’égard de téléphones
cellulaires. En fait, il est juste de dire qu’il s’agis
sait de l’opinion dominante au moment de l’arres
tation. La décision de la Cour d’appel confirmant
à l’unanimité la légalité de la fouille en l’espèce
étaye la conclusion que l’interprétation du droit par
le policier était raisonnable. Le fait que le policier
ait subséquemment obtenu le mandat détaillant les
fouilles effectuées précédemment étaye la conclu
sion de la juge du procès selon laquelle les policiers
avaient agi de bonne foi.
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