306 CROOKES  v. NEWTON  Deschamps J. [2011] 3 S.C.R. threaten the ability of its members to compete and fulfil their mandates in the Internet age (Media Coalition Factum, at paras. 42-43). radiodiffusion, de la télédiffusion et de l’Internet. Selon ces organisations, on ne devrait jamais considérer les hyperliens comme une forme de diffusion, sinon on risquerait de mettre en péril la capacité de leurs membres à se faire concurrence et s’acquitter de leurs mandats à l’ère de l’Internet (mémoire de la coalition des médias, par. 42-43). [79]  Certain other interveners — the British Columbia Civil Liberties Association (“BCCLA”), the Samuelson-Glushko Canadian Internet Policy and Public Interest Clinic (“CIPPIC”), and NetCoalition — accept that hyperlinking may constitute publication in appropriate circumstances, but seek to restrict those circumstances to instances involving variants of knowledge or explicit endorsement or adoption of linked information by the hyperlinker (e.g., BCCLA Factum, at paras. 22 and 24; CIPPIC Factum, at para. 2; NetCoalition Factum, at para. 4). CIPPIC takes this argument a step further, submitting that a plaintiff must prove publication on “a convincing evidentiary basis” (Factum, at para. 4). Finally, NetCoalition submits that, where a hyperlinker has not explicitly endorsed defamatory information or where there is no nexus between the hyperlink and such an endorsement, a defence of innocent dissemination should be available (Factum, at para. 34). [79]  Certains autres intervenants, à savoir l’Association des libertés civiles de la ColombieBritannique (« ALCCB »), la Clinique d’intérêt public et de politique d’internet du Canada Samuelson-Glushko (« CIPPIC ») et la NetCoalition, acceptent qu’il peut arriver, dans des circonstances appropriées, que la création d’hyperliens constitue de la diffusion d’information, mais ils souhaitent que cela se limite aux cas où il existe des éléments de connaissance, d’approbation ou d’adhésion explicite à l’information transmise par le créateur de l’hyperlien ou au fait qu’il l’adopte ou y adhère explicitement (p. ex., mémoire de l’ALCCB, par. 22 et 24; mémoire de la CIPPIC, par. 2; mémoire de la NetCoalition, par. 4). La CIPPIC pousse son argument encore plus loin, faisant valoir que le plaignant doit soumettre [TRADUCTION] « une preuve convaincante » pour prouver qu’il y a eu diffusion (mémoire, par. 4). Enfin, la NetCoalition avance que si le créateur d’un hyperlien n’a pas explicitement adhéré à l’information diffamatoire, ou s’il n’existe aucun lien entre l’hyperlien et une telle adhésion, il devrait pouvoir invoquer un moyen de défense fondé sur la diffusion de bonne foi (mémoire, par. 34). IV. Analysis IV. L’analyse [80]  When a plaintiff seeks to establish prima facie liability for defamation, the court must not only consider whether the impugned information can reasonably be said to be defamatory and whether it in fact refers to the plaintiff, but must also consider the question of publication to a third party, bearing in mind the bilateral nature of publication. To be published, defamatory words must be “communicated” (Grant, at para. 28). “Communication” means that a message is both sent in a comprehensible form, and received and understood. Publication does not occur until “the [80]  Lorsque le plaignant tente d’établir qu’à première vue la responsabilité pour diffamation est engagée, les tribunaux doivent non seulement se demander s’ils peuvent raisonnablement conclure que l’information visée est diffamatoire et qu’elle renvoie effectivement au plaignant, mais ils doivent également se pencher sur la question de la diffusion de l’information à un tiers, en ayant à l’esprit la nature bilatérale de la diffusion. Pour qu’il y ait diffusion, les mots diffamatoires doivent être « communiqués » (Grant, par. 28). La « communication » signifie que le message est, d’une part,

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