634 R. v. fearon Cromwell J. [2014] 3 S.C.R. III.  Analysis III.  Analyse A. First Issue: The Search Incident to Arrest A. Première question : la fouille accessoire à l’ar­ restation (1) The Analytical Framework (1) Le cadre analytique [12] A search is reasonable within the meaning of s. 8 of the Charter if it is authorized by a reason­ able law and is conducted reasonably: R. v. Collins, [1987] 1 S.C.R. 265, at p. 278; R. v. Caslake, [1998] 1 S.C.R. 51, at para. 10. The main question on ap­ peal therefore concerns the proper scope of the com­­ mon law power to search incident to arrest: is a cell phone search incident to arrest authorized by a rea­ son­able law? [12] Une fouille n’est pas abusive au sens de l’art.  8 de la Charte si elle est autorisée par une règle de droit qui n’est pas abusive et si elle n’est pas effectuée d’une manière abusive : R. c. Collins, [1987] 1 R.C.S. 265, p. 278; R. c. Caslake, [1998] 1 R.C.S. 51, par. 10. En conséquence, la question principale soulevée en l’espèce concerne la juste étendue du pouvoir de common law de procéder à une fouille accessoire à l’arrestation : la fouille accessoire à l’arrestation à l’égard d’un téléphone cellulaire est-elle autorisée par une règle de droit qui n’est pas abusive? [13] This question about the scope of the power to search incident to arrest cannot be answered in too categorical a fashion. As Lamer C.J. explained in Caslake, the permissible scope of a search inci­ dent to arrest turns on several different aspects of the search including the nature of items seized, the place of search and the time of search in rela­tion to the time of arrest: paras. 15-16. Each of these as­ pects may engage distinct considerations that can­ not be addressed in very general terms. More­over, arrests relate to many different crimes and are made in many different circumstances. It follows that the per­mis­si­ble scope of searches in­ci­dent to arrest will be affected by the particular cir­cum­stances of the particular arrest. The courts will rarely be able to es­ tablish any categorical limit applicable to all ar­rests and all purposes incidental to them. [13] On ne saurait répondre d’une façon trop ca­ tégorique à cette question relative à l’étendue du pouvoir de procéder à une fouille accessoire à l’ar­ restation. Comme le juge en chef Lamer l’a ex­ pliqué dans l’arrêt Caslake, l’étendue accepta­ble d’une fouille accessoire à l’arrestation dépend de plusieurs aspects différents de la fouille, notam­ment la nature des objets saisis, le lieu où la fouille est effectuée et le délai qui s’écoule entre la fouille et l’arrestation : par. 15-16. Chacun de ces aspects peut soulever des considérations distinctes qui ne peuvent être exprimées en termes très généraux. De plus, on procède à des arrestations pour de nom­ breux crimes différents et elles sont effectuées dans bien des circonstances différentes. Il s’ensuit que les circonstances particulières de l’arrestation pré­ cise auront une incidence sur l’étendue acceptable des fouilles accessoires à l’arrestation. Les tri­bu­ naux se­ront rarement en mesure de fixer une limite dé­fin­ itive applicable à toutes les arrestations et à tous les objectifs accessoires à celles-ci. [14] There is no question that there is a common law police power to search incident to arrest. The question here — and it is a novel one for this Court — relates to whether this power permits the par­ ticular cell phone searches in issue here. To de­ter­ mine the precise scope of this common law power, [14] Il ne fait aucun doute que la common law accorde aux policiers le pouvoir de procéder à une fouille accessoire à l’arrestation. La question — nouvelle pour la Cour — est de savoir en l’espèce si ce pouvoir permet les fouilles du téléphone cel­ lulaire en cause. Pour définir l’étendue précise de

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