[2012] 2 R.C.S. a.b.  c. bragg communications inc.  La juge Abella 579 content can be spread widely, quickly — and anonymously: préjudiciable parce que sa teneur peut être diffusée sur une grande échelle, très rapidement et dans l’anonymat : . . . The immediacy and broad reach of modern electronic technology has made bullying easier, faster, more prevalent, and crueler than ever before. . . . . . . Le caractère immédiat et omniprésent de la technologie électronique moderne fait que l’intimidation est plus facile, plus rapide, plus répandue et plus cruelle que jamais. . . . . . cyberbullying follows you home and into your bedroom; you can never feel safe, it is “non-stop bullying”. . . . cyberbullying is particularly insidious because it invades the home where children normally feel safe, and it is constant and inescapable because victims can be reached at all times and in all places. . . . . . . elle vous suit à la maison et dans votre chambre à coucher : vous ne vous sentez jamais à l’abri, l’intimidation est constante. [. . .] [L]a cyberintimidation est tout particulièrement insidieuse parce qu’elle envahit le domicile de l’enfant, qui est un endroit où il se sent normalement en sécurité, qu’elle est constante et qu’on ne peut y échapper, parce que la victime peut être rejointe en tout temps et en tout lieu. . . The anonymity available to cyberbullies complicates the picture further as it removes the traditional requirement for a power imbalance between the bully and victim, and makes it difficult to prove the identity of the perpetrator. Anonymity allows people who might not otherwise engage in bullying behaviour the opportunity to do so with less chance of repercussion. . . . Le fait que les auteurs des cyberintimidations peuvent rester anonymes complique encore davantage la situation, parce qu’il élimine l’exigence traditionnelle d’un déséquilibre dans le rapport de force entre l’auteur et la victime et qu’elle fait qu’il est difficile de prouver l’identité de l’auteur. L’anonymat permet à des gens qui n’oseraient pas sinon se livrer à des comportements intimidants de le faire en courant peu de risques de subir des répercussions. . . . . . The cyber-world provides bullies with a vast unsupervised public playground . . . . [pp. 11-12] . . . Le monde virtuel offre aux auteurs des intimidations un vaste terrain de jeu public sans surveillance . . . [p. 12-13] [23]  In addition to the psychological harm of cyberbullying, we must consider the resulting inevitable harm to children — and the administration of justice — if they decline to take steps to protect themselves because of the risk of further harm from public disclosure. [23]  Outre le préjudice psychologique de la cyberintimidation, nous devons examiner le préjudice inévitable qu’elle cause à l’enfant — et à l’administration de la justice — si ces derniers refusent de prendre des mesures de protection en raison du risque de préjudice supplémentaire découlant de la divulgation publique. [24]  Professor MacKay’s Report is consistent with the inference that, absent a grant of anonymity, a bullied child may not pursue responsive legal action. He notes that half of all bullying goes unreported, largely out of fear that reporting will not be met with solutions or understanding sufficient to overcome the fear of retaliation: p. 10. One of his recommendations, as a result, was that mechanisms be developed to report cyberbullying anonymously (p. 66; Appendix E; see also Peter A. Winn, “Online Court Records: Balancing Judicial Accountability and Privacy in an Age of Electronic [24]  Le rapport du professeur MacKay permet d’inférer que, si on lui refuse l’anonymat, l’enfant intimidé pourra s’abstenir d’engager une poursuite. Selon l’auteur, la moitié des incidents d’intimidation ne sont pas signalés, dans une large mesure par crainte que le signalement n’apportera pas les solutions ni la compréhension suffisantes pour surmonter la peur des représailles : p. 1011. Par conséquent, l’une des recommandations formulées portait sur l’établissement de mécanismes de signalement anonyme de la cyberintimidation (annexe E, p. 10; voir également, Peter A.

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